StarLab à Rabat : plus de 92 % d’insertion des jeunes NEET
Clôture à Rabat du projet StarLab : plus de 92 % d’insertion pour les jeunes NEETs
Clôture le 19 juin 2026 du projet StarLab à Rabat : 92% d’insertion des jeunes NEETs, soutien financier à 50 bénéficiaires et partenariat public-privé renforcé.
Le projet StarLab, porté par le Corps marocain pour l’éducation et le développement (CMED), a été officiellement clôturé le vendredi 19 juin 2026 à Rabat, après trois années d’activités dédiées à la formation, l’accompagnement et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes NEETs (ni en emploi, ni en études, ni en formation). Organisée sous le thème « Tous pour une meilleure inclusion économique des jeunes NEETs », la cérémonie a rassemblé représentants institutionnels et partenaires associatifs pour faire le bilan d’un dispositif ciblant principalement des jeunes issus de milieux défavorisés fréquentant les Centres de deuxième chance nouvelle génération de Yaacoub El Mansour Hassan.
Objectifs et périmètre du programme
Le programme visait à offrir des parcours alternatifs de qualification et d’insertion pour des jeunes en situation de vulnérabilité. Fondé sur une approche globale, StarLab a combiné formation qualifiante, accompagnement individualisé, développement de compétences techniques et comportementales, orientation professionnelle et soutien à l’insertion. Le partenariat a réuni le CMED, le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, et la Fondation Drosos, chacun apportant des ressources techniques, pédagogiques et financières pour garantir la mise en œuvre des parcours.
Résultats d’insertion et indicateurs
Les organisateurs ont annoncé un taux d’insertion supérieur à 92 %, un résultat présenté comme la preuve de l’efficacité d’un accompagnement adapté aux besoins des jeunes et aux attentes du marché du travail. Ce taux rassemble les placements en emploi, les formations qualifiantes prolongées et les démarches d’autoemploi soutenues par le programme. La réussite chiffrée souligne l’impact local des Centres de deuxième chance nouvelle génération et l’importance d’une coordination entre acteurs publics et associatifs pour maximiser les sorties positives.
Soutien financier et autonomisation
Dans le cadre du dispositif, un appui financier a été octroyé à 50 bénéficiaires afin de favoriser leur autonomisation économique et de renforcer leurs chances d’intégration professionnelle. Ce soutien a pris la forme d’aides au démarrage d’activité, d’appuis pour l’acquisition d’outillage professionnel et d’accompagnements à la formalisation de micro-entreprises. Les responsables ont souligné que ces aides, complétées par un suivi post-formation, visent à consolider les premières étapes d’un parcours d’insertion durable.
Rôle des partenaires institutionnels et associatifs
Les autorités présentes ont insisté sur la dimension collective de l’initiative. Le chef de division à la direction de l’École de la deuxième chance et de l’éducation inclusive au ministère a qualifié StarLab d’exemple de mobilisation coordonnée, s’inscrivant dans la stratégie nationale contre l’abandon scolaire et pour la promotion de parcours alternatifs. Les données présentées lors de la cérémonie ont rappelé que le réseau des écoles de la deuxième chance compte aujourd’hui plus de 250 centres, animés par plus de 200 associations et accueillant plus de 23 000 jeunes à travers le Royaume, ce qui positionne ces structures comme un levier essentiel de la politique d’inclusion.
Témoignages et parcours individuels
La cérémonie a mis en lumière des parcours concrets, dont celui de Noamane Hana, bénéficiaire ayant développé un projet dans le secteur de l’électricité. Son témoignage a illustré la diversité des compétences acquises : électricité du bâtiment, électricité industrielle, réseaux informatiques et systèmes de vidéosurveillance. Les récits de bénéficiaires ont permis d’apprécier l’effet combiné de la formation technique et de l’accompagnement à l’employabilité sur la confiance et l’employabilité des jeunes.
Les acteurs du projet ont rappelé que la clôture formelle du programme ne doit pas être perçue comme un terme définitif, mais comme un point de départ pour étendre les acquis et multiplier des initiatives similaires. Le président du CMED a appelé à renforcer la coopération entre institutions, fondations et associations pour pérenniser les mécanismes d’insertion et étendre leur couverture géographique.
La Fondation Drosos a également insisté sur son approche de co-construction, impliquant les bénéficiaires dès la conception des solutions, afin d’assurer l’adéquation des formations aux aspirations et aux réalités du terrain. À l’issue de la cérémonie, les partenaires ont annoncé la mise en place d’un suivi post-projet visant à capitaliser les bonnes pratiques et à proposer des modalités de réplication adaptées à d’autres territoires.