Stockage des carburants au Maroc : 1,57 million de tonnes en 2025, ventes en hausse
Capacité de stockage des carburants au Maroc atteint 1,57 million de tonnes fin 2025, légère hausse de 0,5%
Capacité de stockage des carburants au Maroc en 2025 : 1,57 M t (+0,5%). Distributeurs vendent 7,45 Md L ; CA -8,9% à 70,4 MMDH, renforcement infra logistique.
La capacité nationale de stockage de gasoil et d’essence a atteint environ 1,57 million de tonnes à la fin de 2025, soit une progression marginale de 0,5% par rapport à l’année précédente. Cette augmentation témoigne d’un effort continu de renforcement des infrastructures de stockage visant à sécuriser l’approvisionnement interne en produits pétroliers, alors que le secteur affiche une évolution contrastée entre volumes écoulés et résultats financiers.
Bilan national de capacité à fin 2025
La capacité totale de stockage pour les carburants se situe désormais près de 1,57 million de tonnes, contre 1,56 million de tonnes en 2024. La légère hausse souligne des investissements ciblés sur les capacités logistiques, sans rupture marquée par rapport à l’année précédente. L’augmentation est suffisamment modeste pour indiquer une optimisation progressive plutôt qu’une expansion massive des capacités de réserve.
Concentration chez neuf distributeurs majeurs
Neuf opérateurs de distribution en gros concentrent à eux seuls près de 1,27 million de tonnes de capacité de stockage, soit environ 81% du total national. Ce niveau de concentration est resté stable par rapport à 2024. La prédominance de ces acteurs dans la chaîne de distribution souligne leur rôle central dans la gestion des flux de carburant et dans la capacité du pays à absorber des chocs d’approvisionnement.
Volumes écoulés en hausse, chiffre d’affaires en retrait
Sur le plan commercial, les principaux distributeurs ont écoulé près de 7,45 milliards de litres de carburants en 2025, enregistrant une hausse de 1,8% par rapport à l’année précédente. Malgré cette progression des volumes, le chiffre d’affaires cumulé du secteur a reculé de 8,9%, pour s’établir à 70,4 milliards de dirhams. Cette divergence entre hausse des volumes vendus et baisse des recettes met en lumière une pression sur les prix et les marges.
Facteurs internationaux pesant sur les revenus
La baisse du chiffre d’affaires reflète notamment l’évolution des prix des carburants sur les marchés internationaux. Des mouvements de prix à l’importation peuvent réduire la valeur globale des ventes domestiques même lorsque les volumes augmentent, si les prix de vente au détail suivent la tendance baissière ou si les marges commerciales sont comprimées. Par ailleurs, les fluctuations des coûts logistiques et des taux de change peuvent également affecter les performances financières des distributeurs.
Implications pour la sécurité d’approvisionnement et la logistique
L’augmentation modeste des capacités de stockage et la concentration des capacités chez quelques grands acteurs présentent des implications pour la résilience du système d’approvisionnement. D’un côté, le renforcement des infrastructures contribue à sécuriser les stocks stratégiques et à prévenir des ruptures. De l’autre, la dépendance à une poignée d’opérateurs impose de veiller à la diversification des points de stockage et à la robustesse des plans d’urgence en cas de perturbation. L’accent sur l’amélioration des capacités logistiques reste un levier clé pour garantir la disponibilité continue des produits pétroliers.
Le secteur se trouve ainsi à un carrefour où la stabilité des volumes se conjugue avec une volatilité des revenus, appelant les acteurs privés et publics à poursuivre les efforts d’investissement et de coordination pour renforcer la résilience et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement en carburants.