Stratégie sécurité routière 2026-2030 8,7 milliards de dirhams et interdiction des motos modifiables
La stratégie nationale de sécurité routière 2026-2030 mobilise 8,7 milliards de dirhams et vise un encadrement strict des deux-roues
Stratégie sécurité routière 2026-2030 : un plan à 8,7 milliards de dirhams pour encadrer les deux-roues et interdire l’importation des motos modifiables.
La nouvelle stratégie nationale de sécurité routière pour la période 2026-2030 consacre une enveloppe de 8,7 milliards de dirhams et introduit des mesures fortes pour le secteur des deux-roues, dont l’interdiction future de l’importation des motos équipées de moteurs modifiables. Présenté comme un tournant dans la politique de prévention et de contrôle routier, ce plan met l’accent sur le renforcement du cadre réglementaire, la montée en puissance des contrôles techniques et la prévention auprès des usagers. Les autorités affirment vouloir réduire les risques liés aux modifications non homologuées et améliorer la sécurité des conducteurs et des piétons.
Budget et affectation des 8,7 milliards de dirhams
L’enveloppe annoncée de 8,7 milliards de dirhams est destinée à financer plusieurs volets complémentaires : modernisation des infrastructures de sécurité, déploiement de campagnes nationales de prévention, renforcement des moyens de contrôle et soutien aux dispositifs d’inspection technique. Une partie des crédits sera consacrée à l’équipement des services chargés de la surveillance routière et à la formation des agents. Le budget prévoit également des actions ciblées pour les zones à forte concentration de deux-roues et pour les populations les plus exposées aux risques.
Interdiction de l’importation des motos à moteurs modifiables
Parmi les mesures les plus marquantes figure l’interdiction future de l’importation des motos équipées de moteurs facilement modifiables. L’objectif annoncé est d’empêcher l’entrée sur le marché de véhicules susceptibles d’être trafiqués pour augmenter puissance ou vitesse, pratiques liées à une part importante d’accidents. Cette mesure vise à encadrer la chaîne d’approvisionnement dès l’importation et à faciliter le contrôle en aval, sur le réseau routier. Des dispositifs de conformité technique et d’homologation devraient être mis en place pour vérifier la standardisation des moteurs et empêcher les contournements.
Renforcement du cadre réglementaire et des contrôles
La stratégie prévoit un durcissement du cadre légal autour des deux-roues, avec des règles plus strictes sur l’homologation, l’équipement obligatoire et la responsabilité des distributeurs et importateurs. Le plan inclut l’augmentation des contrôles routiers et techniques, la mise en place d’inspections aléatoires et une coordination renforcée entre services de sécurité et organismes techniques. Les autorités envisagent également des sanctions ciblées contre les modifications non autorisées et des procédures accélérées pour retirer de la circulation les véhicules non conformes.
Conséquences pour le marché, les importateurs et les usagers
L’annonce soulève des enjeux économiques et opérationnels pour les importateurs, concessionnaires et ateliers de réparation. Les acteurs du marché devront adapter leurs pratiques et s’assurer de la conformité technique des véhicules proposés. Pour les usagers, la mesure peut se traduire par une offre plus limitée de modèles modifiables mais par une amélioration attendue de la sécurité. Les pouvoirs publics prévoient des campagnes d’information pour expliquer les nouvelles obligations, accompagner la transition et limiter les effets négatifs sur l’accès à la mobilité individuelle.
Calendrier prévu et modalités de mise en œuvre
La stratégie s’inscrit sur la période 2026-2030 et comporte des étapes progressives de mise en œuvre : adoption des textes réglementaires, renforcement des capacités de contrôle, mise en place des procédures d’importation et déploiement des campagnes de sensibilisation. Les autorités ont annoncé que certaines mesures phares seront introduites de manière graduelle pour permettre aux opérateurs du secteur de se conformer aux nouvelles exigences. Le calendrier précis et les échéances réglementaires seront publiés au fur et à mesure de l’avancement des travaux d’application.
L’annonce de cette stratégie représente un changement notable dans l’approche de la sécurité routière pour les deux-roues, en liant financement, réglementation et contrôles. Si l’objectif affiché est de réduire les risques liés aux modifications de moteurs et d’améliorer la sécurité générale, la réussite dépendra de la clarté des textes, de la capacité d’application et de l’accompagnement des acteurs économiques et des usagers.