Tensions chez Solvay après des primes controversées pour l’ex-PDG Ilham Kadri
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Un bonus record de 25,7 millions d’euros pour Ilham Kadri suscite l’indignation des investisseurs
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Le versement d’un bonus colossal à Ilham Kadri, malgré une chute de la valeur boursière de Solvay, provoque des tensions au sein de l’entreprise.
Une décision controversée à Solvay
Le versement d’un bonus record de 25,7 millions d’euros à Ilham Kadri, ancienne directrice générale de Solvay, a ravivé des tensions au sein de l’entreprise. Ce montant intervient alors que la valeur boursière de Solvay a fortement chuté, suscitant l’inquiétude des investisseurs. Les rétributions attribuées à Kadri soulèvent des questions sur la gestion financière de l’entreprise, dont la performance actuelle semble en décalage avec ces choix salariaux.
Détails des rémunérations de la dirigeante
La rémunération annuelle ordinaire d’Ilham Kadri s’élève à 7,6 millions d’euros, incluant un salaire fixe, des parts variables et divers avantages à long terme. À cela s’ajoutent des paiements contractuels liés à la conclusion de son mandat, parmi lesquels une indemnité de départ de 13,1 millions d’euros. Une clause de non-concurrence a également été mise en place, évaluée à 4,4 millions d’euros, renforçant ainsi la facture déjà élevée pour Solvay.
Primes de rétention contestées
En plus de ces montants, des primes de rétention pour les exercices 2025 et 2026 s’élèvent respectivement à 3,5 millions et 4 millions d’euros. Ces mesures, jugées excessives par certains actionnaires, suscitent des critiques au sein de la société, où la rentabilité et la performance doivent être mises en avant. Les investisseurs s’interrogent sur la nécessité de telles récompenses en période de difficultés financières.
Remboursement fiscal et impact sur l’entreprise
Un autre facteur, contribuant à l’augmentation des coûts liée à Kadri, est un remboursement fiscal résultant de son déménagement des États-Unis en 2019. En conséquence, Solvay a dû lui verser 7,88 millions d’euros en raison de la perte de son statut fiscal avantageux, ce qui soulève des interrogations sur la viabilité future des choix financiers de la société. Ces mouvements ont été validés par le conseil d’administration avant la scission de l’entité.
Réactions des investisseurs et prochaines étapes
Malgré la position actuelle de Kadri, qui a quitté ses fonctions exécutives en janvier pour se consacrer à un rôle de conseillère à la transition, les versements de bonus font grincer des dents parmi les actionnaires. La holding Solvac, dirigée par la famille fondatrice, ainsi que les investisseurs minoritaires, font valoir que ces décisions sont déconnectées des résultats financiers de l’entreprise. En 2023, Kadri avait déjà perçu près de 22 millions d’euros, augmentant le mécontentement.
Assemblée générale sous pression
La direction de Solvay fait face à une pression croissante alors que les investisseurs attendent des explications concernant ces choix financiers. Lors de la prochaine assemblée générale, programmée pour le 5 mai, la direction devra justifier ces rémunérations élevées face à une communauté d’actionnaires mécontente. Ces échanges s’annoncent houleux, reflétant la méfiance croissante au sein d’une entreprise dont la réputation est mise à mal par des décisions controversées.
Les événements récents chez Solvay soulèvent des préoccupations sur la gestion de la rémunération au sein des entreprises publiques, et les conséquences de ces choix pourraient se faire ressentir à long terme.