un tunnel de 3 km sous Rabat pour circuler à 320 km/h
Le parcours est ambitieux. Le futur tunnel reliera la vallée du Bouregreg à la gare de Rabat-Agdal sur une distance de 3,3 kilomètres. L’ouvrage principal, creusé à 2 750 mètres de profondeur, permettra aux trains de traverser la ville sans perturber la surface.
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Pour réaliser cet exploit dans une métropole dense, les ingénieurs s’appuient sur la technologie. La méthode NATM, utilisée pour les tunnels urbains complexes, a été choisie pour garantir la stabilité du sol et la sécurité des bâtiments voisins.
C’est un consortium mixte qui est en charge. Le géant marocain SGTM et la société chinoise Sinohydro sont à la tête de ce projet qui devrait durer 42 mois. Une collaboration technique qui vise à respecter les normes internationales les plus strictes.
Objectif 320 km/h pour 2030
Ce tunnel n’est pas qu’un simple trou sous la ville, c’est la clé de l’extension du réseau. Il permettra de maintenir une vitesse commerciale de 320 km/h sur l’axe Kénitra-Marrakech, tout en désengorgeant le trafic ferroviaire au cœur de la capitale administrative.
L’enjeu va au-delà du transport. Ce projet constitue une brique essentielle dans la préparation de la Coupe du monde 2030. En modernisant à un rythme rapide ses infrastructures, le Maroc veut prouver sa capacité à relier le nord et le sud du Royaume avec une fluidité exemplaire.
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Plus qu’un chantier, c’est une vitrine. La réussite de ce tunnel complexe, construit en centre-ville, doit démontrer le savoir-faire marocain dans les grands projets, alliant modernité technique et respect du tissu urbain existant.