quand le FBI vient prendre des cours de sécurité au Maroc
Les autorités fédérales américaines étaient en mission d’observation à Rabat du 4 au 6 janvier. Menée par Douglas Olson et Kevin Kowalski, deux directeurs des opérations d’intervention du FBI, la délégation est venue analyser “le modèle marocain” de gestion des grands événements sportifs.
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Leur immersion a commencé dans le vif du sujet, au complexe sportif Prince Moulay Abdellah, en marge du match Maroc-Tanzanie. Les experts américains ont scruté chaque détail : du déploiement des unités au sol aux techniques de filtrage, en passant par l’utilisation de drones et de caméras de haute précision.
Ils ont également visité le Centre africain de coopération en matière de sécurité. Cette plateforme, véritable tour de contrôle où collaborent les polices des pays participants, intéressait particulièrement les visiteurs, notamment pour la coordination numérique et la gestion des « spotters » chargés d’encadrer les supporters étrangers.
Le Maroc, laboratoire de la Coupe du monde 2026
Cette visite n’est pas anecdotique. Alors que les États-Unis se préparent à accueillir la Coupe du monde de football en 2026, Washington cherche à affiner ses protocoles de sécurité. Le Maroc, reconnu pour son efficacité et son anticipation des risques, est un exemple à suivre.
Le programme du FBI comprenait également l’observation du match Algérie-RDC au stade Moulay Hassan, confirmant l’intérêt de gérer les flux de supporters internationaux, une exigence majeure de la FIFA.
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Au-delà du technique, cette mission renforce l’alliance sécuritaire entre Rabat et Washington. Un échange d’expertise stratégique qui servira aux deux nations, le Maroc lui-même se tournant vers l’organisation de la Coupe du monde 2030.