Une découverte dans le Haut Atlas marocain change notre vision des océans primitifs
Le géologue Rowan Martindale a identifié ces textures dans le Haut Atlas, à 200 mètres de profondeur. Contrairement aux théories physiques classiques, ces « rides » démontrent une colonisation biologique par des tapis microbiens utilisant la chimie plutôt que la lumière.
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Ces organismes chimiolithotrophes ont survécu grâce aux composés chimiques transportés par les courants. Ils produisaient des toxines pour dissuader les prédateurs, permettant une fossilisation exceptionnelle de leurs structures délicates au-dessus des sédiments de turbidité déposés par les glissements de terrain sous-marins.
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Cette recherche bouleverse l’interprétation traditionnelle des sédiments profonds. Jusqu’ici associés à des processus physiques, ces dépôts révèlent désormais des écosystèmes complexes. Cette nouvelle carte géobiologique suggère que la vie terrestre primitive était beaucoup plus répandue dans les profondeurs marines.
Ce modèle offre une nouvelle perspective pour l’exobiologie. Selon l’équipe, ces tapis marocains servent d’analogues à la recherche de vie sur les lunes glacées de Jupiter, où prédominent encore aujourd’hui des environnements sombres et riches en réactions chimiques.