Zakia Driouich appelle à une gouvernance participative pour la pêcherie des petits pélagiques
Zakia Driouich appelle à une gouvernance participative pour préserver la pêcherie des petits pélagiques
Zakia Driouich appelle à une gouvernance participative pour la pêcherie des petits pélagiques, visant durabilité, sécurité alimentaire, emplois et filières.
La secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a plaidé mercredi à Casablanca pour une gestion concertée et durable de la pêcherie des petits pélagiques, soulignant son rôle central dans l’économie halieutique nationale et la sécurité alimentaire. Lors d’une journée d’étude, de communication et de dialogue organisée par son département, elle a insisté sur la nécessité d’associer pleinement les acteurs concernés — professionnels, industriels, mareyeurs, gestionnaires et scientifiques — à l’élaboration et à l’application des mesures de gestion.
Appel à une gouvernance participative
La responsable a appelé à une gouvernance participative afin d’assurer la pérennité des ressources. Elle a rappelé que la complexité des enjeux exige une approche partagée, réunissant les organisations professionnelles, les entreprises de transformation, les mareyeurs et les chercheurs. Cette gouvernance inclusive vise à renforcer la transparence des décisions, améliorer la conformité des mesures et faciliter l’adaptation rapide aux évolutions des stocks et des conditions environnementales.
Poids économique de la filière
La pêcherie des petits pélagiques constitue, selon les chiffres présentés, un pilier du secteur halieutique national. Elle génère près de 3 milliards de dirhams de valeur annuelle et assure l’emploi direct de plus de 32 500 personnes. Au-delà de ces emplois, la filière soutient un tissu industriel et logistique important le long du littoral, incluant la transformation, la commercialisation et les services portuaires, qui sont essentiels pour la compétitivité et l’attractivité économique des zones côtières.
Rôle pour la sécurité alimentaire
La production de sardine, espèce emblématique des petits pélagiques, a été mise en avant comme un facteur clé de sécurité alimentaire. La disponibilité régulière de ces ressources contribue à l’approvisionnement des marchés nationaux et régionaux, tout en offrant une source protéique abordable pour de nombreuses populations. La préservation de ces stocks est donc présentée comme une priorité à la fois sociale et économique.
Risques liés aux changements environnementaux
Face aux pressions croissantes — changements climatiques, modifications des écosystèmes marins et intensification des prélèvements — la secrétaire d’État a rappelé l’urgence d’adopter une gestion basée sur une approche écosystémique. L’évolution des zones de frai, la variabilité des abondances et les interactions trophiques imposent une surveillance scientifique renforcée et des outils de gestion adaptatifs capables de réagir aux signaux environnementaux et aux fluctuations des captures.
Échanges entre professionnels et scientifiques
La journée a réuni les représentants des différents maillons de la chaîne de valeur ainsi que les gestionnaires et scientifiques du secteur. Les travaux ont porté sur le partage des connaissances scientifiques actualisées, l’analyse des tendances environnementales et l’évaluation des mesures déjà mises en œuvre. Les discussions ont permis de confronter diagnostics et besoins opérationnels, et de définir des axes de coopération pour améliorer la connaissance des stocks et la qualité des données de suivi.
Mesures de gestion discutées et perspectives
Les participants ont examiné les mesures de gestion existantes et les adaptations nécessaires pour concilier préservation du capital halieutique et maintien de la compétitivité. Les pistes évoquées incluent le renforcement du suivi scientifique, l’amélioration des dispositifs d’observation, la mise en place de mécanismes de concertation permanente et le soutien aux filières de transformation pour absorber les variations de production. L’objectif affiché est d’assurer une gouvernance capable de protéger les ressources tout en soutenant la résilience économique des communautés côtières.
Les conclusions de la rencontre insistent sur la nécessité d’un dialogue continu entre administration, scientifiques et professionnels, ainsi que sur l’importance d’un cadre de gestion évolutif et partagé. Les prochaines étapes consisteront à formaliser les recommandations issues des travaux, renforcer les capacités de suivi et de contrôle, et promouvoir des pratiques de pêche responsables pour garantir la durabilité des petits pélagiques.