Délais de paiement des EEP à 35,6 jours en juin selon la DEPP
Les délais de paiement des établissements publics à 35,6 jours en juin 2026, un indicateur publié trimestriellement
La DEPP indique une moyenne de 35,6 jours pour les délais de paiement des établissements et entreprises publics en juin 2026, publiée dans son rapport trimestriel.
La moyenne des délais de paiement déclarés par l’ensemble des établissements et entreprises publics (EEP) s’est établie à 35,6 jours en juin 2026, selon la publication trimestrielle rendue publique par la Direction des entreprises publiques et de la privatisation. Cette donnée constitue le point central du rapport et témoigne de l’effort continu de suivi des pratiques de paiement mené depuis 2019.
Chiffres clés de juin 2026
La principale donnée du trimestre est la moyenne de 35,6 jours pour les délais de paiement déclarés par l’ensemble des EEP au mois de juin 2026. Il s’agit d’une valeur moyenne agrégée, calculée à partir des déclarations des établissements publics et des entreprises publics relevant du périmètre administratif concerné. La publication trimestrielle vise à fournir une photographie régulière de la situation afin de mesurer l’efficacité des mesures de gestion des délais.
Cadre réglementaire et antécédents
La diffusion de ces indicateurs s’inscrit dans une démarche lancée en 2019 et encadrée par la circulaire n°1632/19/DEPP du 21 juin 2019, qui a fixé les orientations pour le renforcement et l’accélération des mesures destinées à améliorer les délais de paiement des EEP. La première publication de la série statistique remonte au 31 octobre 2019, marquant le début d’un suivi systématique et trimestriel des délais de paiement au niveau des établissements publics.
Objectifs de la démarche et portée administrative
L’objectif annoncé de la démarche est double : accroître la transparence sur les délais de paiement et encourager la mise en place de pratiques de trésorerie plus efficaces au sein des EEP. La publication régulière vise à permettre aux autorités de suivre les progrès, d’identifier les secteurs ou structures où les délais restent élevés, et de prioriser les actions correctives. Le reporting trimestriel doit également servir d’outil d’alerte précoce pour limiter les conséquences sur les fournisseurs et la chaîne d’approvisionnement.
Conséquences pour les fournisseurs et l’économie
Des délais de paiement prolongés pèsent sur la trésorerie des fournisseurs, en particulier pour les petites et moyennes entreprises qui comptent sur des flux de trésorerie réguliers pour faire face à leurs charges. Une moyenne de 35,6 jours doit être interprétée au regard des pratiques contractuelles et des délais légaux applicables ; lorsque des retards persistent, ils peuvent accroître les coûts de financement des entreprises et freiner l’investissement. La diffusion d’un indicateur trimestriel permet néanmoins de mesurer dans le temps si la situation s’améliore ou se détériore, et d’orienter les politiques publiques visant à sécuriser les paiements.
Mesures administratives et perspectives de suivi
La démarche comprend le recueil systématique des délais déclarés et la publication régulière de ces indicateurs. À partir de ces éléments, les directions administratives concernées peuvent préparer des plans d’action ciblés pour réduire les retards de paiement, ajuster les procédures internes de traitement des factures et optimiser la gestion des trésoreries. Le suivi trimestriel offre une base de comparaison utile pour évaluer l’efficacité des mesures et pour informer les décisions de pilotage au niveau central.
La publication de juin 2026 et la série trimestrielle qui l’accompagne constituent un instrument de suivi destiné à renforcer la gouvernance financière des établissements et entreprises publics. En rendant compte de l’évolution des délais de paiement, la démarche vise à améliorer la prévisibilité pour les fournisseurs et à soutenir une meilleure gestion budgétaire publique. La poursuite de ce suivi au fil des trimestres permettra de mesurer l’impact concret des mesures mises en œuvre et d’ajuster les priorités pour réduire durablement les délais de paiement.