Maroc : 88% couverts par l’assurance maladie et plus de 70% des médicaments produits localement
Le Maroc renforce son système de santé : 88 % de la population couverte et plus de 70 % des besoins en médicaments assurés localement
À Nairobi, le chef du gouvernement annonce la généralisation de l’assurance maladie couvrant 88 % des Marocains et une production locale de médicaments assurant plus de 70 % des besoins nationaux.
Le chef du gouvernement a présenté à Nairobi les avancées majeures du royaume en matière de santé publique, soulignant la généralisation de l’assurance maladie obligatoire qui couvre désormais 88 % de la population. Intervenant lors d’un panel du sommet Africa Forward, il a détaillé les composantes de la restructuration du système national de santé : renforcement de la gouvernance, mise à niveau de l’offre de soins et investissement massif dans les ressources humaines. Il a également mis en avant la stratégie de financement durable et le développement de la production pharmaceutique locale.
Généralisation de l’assurance maladie obligatoire
La généralisation de l’assurance maladie constitue l’un des piliers de la politique sanitaire présentée. Selon le gouvernement, 88 % de la population marocaine bénéficie aujourd’hui d’une couverture, résultat d’une extension progressive des mécanismes de protection sociale. Cette couverture est conçue pour réduire les inégalités d’accès aux soins et limiter le risque de dépenses catastrophiques pour les ménages.
Réforme de la gouvernance du secteur sanitaire
La restructuration du système de santé est axée sur une gouvernance renforcée. Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’un pilotage central plus efficace, d’une meilleure coordination entre les niveaux central et régional et d’une responsabilisation accrue des établissements publics et privés. L’objectif affiché est d’améliorer la planification, la transparence et la reddition des comptes dans la gestion des ressources sanitaires.
Mise à niveau de l’offre de soins
La modernisation de l’offre de soins passe par la rénovation des infrastructures, l’équipement des établissements et l’optimisation des parcours de santé. Le discours gouvernemental a mis en avant des plans de mise à niveau destinés à réduire les disparités territoriales et à garantir des soins de qualité dans les zones rurales comme urbaines. La diversification des services et le renforcement des capacités hospitalières figurent parmi les priorités opérationnelles.
Renforcement des ressources humaines en santé
Le gouvernement a annoncé un investissement massif dans les ressources humaines, ciblant la formation, la rétention et la gestion des carrières des professionnels de santé. La stratégie inclut des mesures pour attirer les spécialistes, améliorer la formation continue et adapter les effectifs aux besoins démographiques et épidémiologiques du pays. L’accent est mis sur la réduction des pénuries et sur l’amélioration des conditions de travail.
Financement durable et partenariats public-privé
Pour assurer la pérennité du système, la feuille de route comporte la mise en place d’un financement durable, combinant mobilisation des ressources publiques et recours aux partenariats public-privé. Le chef du gouvernement a souligné que ces mécanismes visent à diversifier les sources de financement, renforcer l’investissement et optimiser l’efficacité des dépenses de santé, tout en préservant l’accès universel aux services essentiels.
Production locale de médicaments et autonomie pharmaceutique
La production locale de médicaments occupe une place centrale dans la stratégie présentée. Le Royaume couvre aujourd’hui plus de 70 % de ses besoins nationaux en médicaments grâce à un soutien à l’industrie pharmaceutique locale et à des politiques incitatives. Cette orientation vise à renforcer l’autonomie, réduire la dépendance aux importations et sécuriser les chaînes d’approvisionnement en temps de crise.
Les annonces formulées lors du panel à Nairobi traduisent une approche globale alliant couverture sociale, modernisation institutionnelle, investissements humains et industriels, et réforme du financement. Elles répondent à des objectifs clairs : améliorer l’accès aux soins, garantir la qualité des prestations et renforcer la résilience du système de santé national.