Université Ibn Zohr lance deux Écoles nationales des technologies avancées à Laâyoune et Dakhla
L’Université Ibn Zohr lancera deux Écoles nationales des technologies avancées à Laâyoune et Dakhla
Ibn Zohr va ouvrir deux écoles des technologies avancées à Laâyoune et Dakhla à la rentrée 2026 pour former des ingénieurs et renforcer l’innovation régionale.
L’Université Ibn Zohr a annoncé le lancement, dès la prochaine rentrée universitaire, de deux Écoles nationales des technologies avancées (ENTA) à Laâyoune et à Dakhla. L’objectif affiché est d’accroître l’offre de formation en ingénierie, de soutenir les grands projets structurants dans le Royaume et de renforcer l’écosystème d’innovation dans les provinces du Sud. L’annonce a été faite lors d’une réunion tenue à Laâyoune en présence du président de l’université, Nabil Hmina, et d’une délégation d’établissements des îles Canaries.
Deux ENTA annoncées pour Laâyoune et Dakhla
L’Université Ibn Zohr a précisé que les deux établissements seront opérationnels à compter de la rentrée universitaire prochaine. L’ENTA de Laâyoune et l’ENTA de Dakhla visent à élargir l’offre de formation en ingénierie et à augmenter le nombre d’ingénieurs formés au sein de l’université. Selon la direction, cette initiative répond directement aux besoins générés par les projets de développement économique et d’infrastructures engagés dans les provinces du Sud.
Sites provisoires et avancement des campus
Les écoles démarreront dans des locaux provisoires en attendant l’achèvement de leurs campus définitifs. L’ENTA de Laâyoune sera installée au sein de la Faculté de médecine et de pharmacie, tandis que l’ENTA de Dakhla occupera des locaux à l’École supérieure de technologie. Les autorités universitaires ont indiqué que les travaux des campus définitifs présentent un état d’avancement significatif, sans toutefois fournir de calendrier détaillé public lors de l’annonce. Le recours à des sites temporaires doit permettre de lancer rapidement les formations tout en poursuivant la construction des infrastructures permanentes.
Formation d’ingénieurs et réponses aux grands projets
La création des deux ENTA s’inscrit dans la stratégie d’Ibn Zohr visant à adapter l’offre universitaire aux mutations économiques et sociétales. L’université souhaite former une nouvelle génération d’ingénieurs capables de répondre aux besoins des secteurs porteurs locaux : énergies renouvelables, infrastructures, technologies numériques et industries émergentes. Le renforcement des capacités de formation vise à accompagner les grands chantiers régionaux et nationaux, en fournissant des profils techniques et scientifiques correspondant aux exigences des projets publics et privés.
Recherche appliquée, transfert de technologies et innovation
Outre la formation, les écoles auront pour mission de promouvoir la recherche appliquée et le transfert de technologies vers le tissu socio-économique local. Le projet prévoit la mise en place d’un écosystème favorable à l’innovation, à l’entrepreneuriat technologique et à la valorisation des résultats de recherche. Les responsables universitaires insistent sur la nécessité de rapprocher les activités académiques des besoins industriels afin de favoriser l’émergence de startups, d’incubateurs et de projets collaboratifs ancrés dans les réalités régionales.
Partenariat avec les îles Canaries et coopération académique
La visite à Laâyoune a été ponctuée par une série de rencontres avec des représentants des universités des îles Canaries. Lors de cette occasion, deux conventions de partenariat ont été signées pour renforcer la coopération en matière de formation, de recherche scientifique, de mobilité académique et d’innovation. Ces accords prévoient des programmes de mobilité, des formations conjointes et des projets scientifiques communs, ouvrant la voie à des échanges transfrontaliers et à des initiatives partagées autour des technologies avancées et de la transformation numérique.
L’initiative de l’Université Ibn Zohr vise à créer des synergies entre formation, recherche et développement économique dans les régions du Sud. Le lancement en sites provisoires permettra d’engager rapidement les promotions étudiantes tout en poursuivant les travaux sur les campus définitifs, et les partenariats internationaux renforcent l’ambition d’inscrire ces écoles dans un réseau scientifique et technologique régional.